mardi 12 juin 2018

Femme forte mais brisée de l'intérieur...

"Tu dois être forte, tu dois être courageuse!" Ces paroles, une femme les entend pratiquement tous les jours. A-t-elle vraiment besoin de ces conseils? Elle traverse les vagues de la vie avec une majestueuse dignité, laissant derrière elle, les échecs amoureux, les déceptions et les erreurs du passé sans se retourner. Mais qui est cette femme ?
Elle est déterminée, elle est têtue; elle ne laisserait rien l’affecter. Elle a eu sa part de luttes: chagrin d’amour, relations qui n’ont pas duré, échecs, trahisons. Mais elle a l’air d’être la femme la plus heureuse de la terre.
Elle est toujours là pour vous accueillir avec son sourire vibrant, peu importe la tension qu’elle traverse. Vous ne voyez que le soleil, pas les nuages ​​derrière.
Vous l’avez toujours en arrière, vous avez ses épaules sur lesquelles pleurer. Elle vous dit qu’elle est là pour vous, qu’elle vous comprend. Mais elle ne dit rien d’elle-même ni de ses problèmes.
Elle garde les secrets de tout le monde. Mais personne ne se soucie de connaître ses secrets qu’elle pourrait porter en elle-même, incapable de le partager avec quelqu'un.
Les gens pensent que sa vie est juste géniale. Elle a obtenu tout ce qu’elle voulait parce qu’elle ne se plaint jamais comme eux; elle ne gémit pas. Ce qu’ils ne réalisent pas, c’est qu’ils ne voient que ce qu’ils veulent eux aussi. C’est juste une partie d’elle-même qu’elle a révélée au monde.
Elle peut gérer les choses par elle-même. Elle n’a besoin de l’aide de personne. C’est l’image qu’elle s’est faite d’elle-même, un voile qu’elle porte avec son sourire.
Elle ne laisserait personne avoir une idée des problèmes qu’elle traverse. Les gens se sentent à l’aise avec elle. Elle connaît des solutions à tous les problèmes. Elle sait comment gérer les situations difficiles. Elle ne se fâche pas quand les autres demandent de l’aide mais elle est toute seule quand elle a besoin d’aide elle-même. Elle ne montre pas sa vulnérabilité.

Elle est ce bel arc-en-ciel qui est toujours là, sous le soleil et la pluie...
Elle est vibrante, elle est puissante. Elle est la personne dont tout le monde a besoin dans sa vie pour être forte.
Dès qu’elle se retrouve chez elle, Après avoir dépensé son énergie pour les autres, toute l’armure invincible qu’elle arbore s’effondre. Elle se retrouve face à sa solitude, accablée par ses propres tourments qui la rongent et la torturent. Cette solitude lui permet de ressortir ses vieux démons, de dévoiler son âme et de mettre à nu tous les sentiments refoulés qu’elle peine tant à cacher. Autant elle aime cette solitude qui la délivre, autant elle la déteste parce qu’elle l’abandonne, noyée dans la mélancolie, l’insécurité et la peur du lendemain. Parce qu’elle perd toute sa confiance, parce qu’elle perd l’espoir d’être heureuse et de trouver le bonheur, parce qu’elle a peur de devenir inutile,  Parce qu’elle a peur que cette solitude devienne son compagnon de toujours.
Pourtant elle n’est pas consciente de sa force, de sa ténacité et de sa puissance. Tous les jours, elle a mal. Mais elle fonce toujours tête baissée et va de l’avant en puisant son énergie dans l’amour, dans la force de l’Univers et dans la force de son cœur qu’elle essaye bon gré mal gré de remplir d’espoir. Elle fait face à notre société pourtant injuste et cruelle des fois. Mais elle est là, toujours debout, prête à vivre la vie qui l’attend, qui lui est destinée.
Elle surmonte la douleur, le traumatisme. Elle devient son propre rayon de soleil et devient la lumière qui guide les autres. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait. C’est un cycle pour elle...

samedi 10 janvier 2015

Femme forte...

Être celle qui dit STOP n'est pas toujours simple. Tant de questions ricochent dans notre tête jusqu'à nous rendre dingue.

- Était-ce vraiment LA solution?
- Aurais-je dû attendre encore?
- Aurions-nous pu sauver notre histoire?
- Ai-je attendu trop longtemps?
- Devrais-je revenir sur ma décision? 
- Ai-je fait assez d'efforts?

Parce que, finalement, je ne me sens pas mieux, je ne ressens aucun soulagement.
Une tristesse m'envahit et plus les jours passent, plus le sommeil m'abandonne. Je me sens vide...

Marre des faux-semblants, j'ai du mal à refouler mes larmes. J'ai perdu mon sourire, mon masque est tombé et s'est fracassé sur mes illusions, les faisant voler en éclats. Je tente, tant bien que mal, de rassembler les morceaux. Savoir quelle pièce va où, travail de longue haleine en perspective. Mais ce travail de reconstruction est plus que nécessaire. 

En attendant, je continue à vivre et je n'en parle pas, je laisse les autres croire que c'est moins difficile pour moi, que je suis une femme forte qui arrive à faire abstraction de ce que je ressens, qui est capable de passer une bonne soirée alors qu'elle est à quelques mètres de moi, transpirant la tristesse par tous les pores. Faire croire que ça me touche à peine et que je gère... 

Pourtant j'ai envie de hurler que NON, ça ne me laisse pas indifférente! NON, je ne vais pas bien! NON, je ne suis pas heureuse! Et NON, je ne serai pas moins malheureuse si je retournais avec elle maintenant! Et BORD D'AILES DE MERLE, elle non plus!
Je (ne) suis (pas) une femme forte...  Je (ne) suis (pas) une femme forte...Je (ne) suis (pas) une femme forte...

vendredi 9 janvier 2015

Je suis...



Je suis HUMANITÉ et je meurs à petit feu du pire des cancer: la haine...
Je suis VIE et aujourd'hui, c'est tout ce que je suis...
Je suis LIBERTÉ et je suis derrière des barreaux pour mes idéaux...
Je suis EXPRESSION et je deviens aphone...
Je suis RELIGION et je suis montrée du doigt parce que je sers de prétexte à des ignorants...
Je suis DIEU et je me sens dépérir dans l'oubli...
Je suis ESPOIR et je m'accroche comme je peux...
Je suis RESPECT ou du moins, je l'étais...
Je suis RAISON et je deviens folle...
Je suis BON SENS et je m'éteins dans l'ignorance...
Je suis PEUR et je prends enfin le dessus...
Je suis TRISTESSE et je pleure en silence...

Je suis BIBA, je suis une MÈRE, un être humain qui veut garder espoir et foi en l'humanité, qui respecte son prochain et veut croire à la PAIX, la FRATERNITÉ et à la LIBERTÉ...

Je suis aussi CHARLIE et toutes ces morts injustes et inutiles





mardi 26 novembre 2013

Se rendre compte...

Me rendre compte que je ne suis pas encore guérie...
Me rendre compte que je ne sais pas me projeter dans l'avenir...
Me rendre compte que malgré ce que je pense, elle m'a vraiment bousillée...
Me rendre compte qu'après tout ce qu'elle m'a fait et nie avoir fait, je n'arrive pas à lui en vouloir, je n'arrive pas à la détester...
Même si j'avance sereine, même si ma copine me rend heureuse, une part de moi reste prostrée, reste en arrière...
Je sais que ma copine le ressent et qu'elle en souffre... Mais je pense aussi qu'elle comprend, du moins je l'espère...
Me rendre compte qu'en réalité, on ne se remet jamais de son premier amour, qu'importe l'âge auquel on l'a vécu...
Inconsciemment, j'ai le comportement d'une femme brisée et, involontairement, je risque de perdre la femme que j'aime aujourd'hui parce que je n'arrive plus à être entière en amour...
Ce n'est pas faute d'essayer mais quand je prends le temps de jeter un regard objectif sur ma relation actuelle, je vois que j'ai peur, je sais que j'hésite, je sens qu'une petite fille reste en position fœtale dans un coin de mon cœur et serre fort contre elle ce qu'il en reste...
Comme si elle refusait qu'il soit entièrement reconstitué, sûrement par peur de le voir voler en éclat... encore une fois...
Me rendre compte que je suis comme une enfant sauvage blessée, qui se cache pour souffrir, qui se cache pour mourir, en espérant malgré tout renaître ou tout simplement guérir...
Me rendre compte aussi que, bien heureusement, j'ai l'écriture pour exorciser la douleur, que j'ai des amies en or pour oublier, que j'ai ma femme, ma perle rare pour avancer...
Sans cela, je ne serais très certainement que l'ombre de moi-même et ce n'est pas la meilleure partie de moi...

vendredi 21 juin 2013

Sens Unique

Offrir son amitié à quelqu'un qui veut de l'amour, c'est donner du pain à quelqu'un qui a soif... Et malheureusement c'est ce que je fais en ce moment... J'ai mis trop de virgules et pas assez de points... Un peu malgré moi je pense...
Elle m'aime, elle est amoureuse de moi, et j'en aimais une autre...
Je m'accrochais désespérément à un souvenir qui s’émiettait au fil du temps... Un amour à sens unique... Une histoire idyllique... Et j'ai peur qu'elle fasse pareil...
J'aimerais tellement qu'elle tourne la page, qu'elle accepte cette amitié, m'offre la sienne en retour et qu'auprès d'une autre elle trouve l'amour...
On me conseille de couper les ponts, de lui laisser l'occasion de passer à autre chose...
Je n'étais pas prête pour une relation si forte et je m'en veux d'y avoir cru et de lui avoir donné de faux espoirs...

Entre-temps, j'ai revu mon amour déchu... Je l'aime toujours oui... Mais je ne suis plus amoureuse... J'en suis sûre aujourd'hui. Une sorte de chaîne s'est brisée, pas eu envie d'être dans ses bras, pas eu envie de l'embrasser..
Moi qui pensais ne pas pouvoir m'en empêcher...
Moi qui pensais ne pas pouvoir lui résister...
Il y a effectivement quelque chose qui n'est plus entre nous... Cette flamme s'est éteinte...
Pouvoir enfin penser à moi sans avoir son ombre qui pèse sur mon cœur...
Je me sens légère
Suis-je pour autant guérie? Difficile à dire...
Pas encore prête pour retomber amoureuse, ça j'en suis certaine...

Un pas après l'autre, jour après jour, regarder d'autres filles, m'y intéresser, me laisser charmer, me laisser séduire et toujours garder le sourire... Parce qu'aujourd'hui c'est ça! Je souris, à la vie, aux gens qui passent, au temps maussade ou ensoleillé... Ce sourire aux lèvres ne me quitte plus...
Toujours partante pour faire la fête... Voir du monde et profiter...
Recommencer à croquer la vie à pleine dents... Je le fais enfin et ça me va...
Pour l'amour... On verra...

jeudi 13 juin 2013

Cinq Sens...

On les utilise tous les jours, tout le temps et aujourd'hui je fais le bilan d'une tranche de vie par mes cinq sens: Odorat - Toucher - Goût - Ouïe - Vue.

Avant la rupture:

J'aimais humer l'odeur de sa peau, tendrement, posant mon visage contre elle... 
Profiter de la douceur de ses lèvres délicatement déposées sur les miennes qui s'entrouvraient afin que mes papilles profitent elles aussi du goût sucré de ses baisers.
Je fondais littéralement au son de sa voix m'appelant par tous ces mots doux propres à elle...
J'aimais regarder la beauté de ses courbes parcourues de gouttes d'eau chaude sous une douche partagée...

Pendant la rupture:

J'ai reniflé péniblement les dernières effluves de son parfum en supportant péniblement la brûlure de sa main sur ma joue.

J'ai goûté, horrifiée, à l'amertume de son dernier baiser suivi du bruit assourdissant de son "au revoir" au creux de mon oreille...
J'ai eu la vue brouillé de larmes au moment de son départ, comme un refus de la voir s'en aller...

Après la rupture:

J'aimerais avoir une mémoire défaillante...
Pouvoir boucher mon nez à tout ce qui pourrait me la rappeler...
Ne plus avoir la chair de poule en repensant à la perfection de ses caresses sur ma peau dénudée...
J'aimerais pouvoir adoucir l'arrière goût acide du manque qu'elle provoque...
Arrêter le bourdonnement sourd que fait le silence de ses "Je t'aime"...
Mais je reste là et je caresse du regard le vide qu'elle a laissé autour de moi et je m'enfonce, je m'enlise dans celui qu'elle a laissé en moi...

Demain, je la verrai, je la sentirai, je l'entendrai, je la toucherai... Mais pourrais-je encore la goûter?

mardi 4 juin 2013

Rêve troublant

Du mal à trouver le sommeil... De nouveau... Je m'interroge sans cesse sur ce que je veux, sur ce que j'aimerais vraiment et ces questions restent sans réponses.
Je lis pour me vider la tête, pour essayer de sombrer dans le sommeil plutôt que dans la folie mais quand l'une s'imbrique dans l'autre, il devient difficile de rester stoïque...
Une blessure de plus... auto-infligée...
Car si, comme tout être humain, je n'aime pas souffrir, la grande empathique que je suis a plus en horreur encore, l'idée de faire souffrir... Et je me torture l'esprit...
Quand finalement, lumière éteinte, doudou dans les bras et yeux fermés, je finis par rejoindre Morphée, j'ai ce rêve qui vient me troubler...

J'avance sur un chemin de terre et de cailloux, entouré de champs de maïs (pourquoi du maïs? Aucune idée). Il fait chaud, le soleil brille haut et pas un nuage dans le ciel... Le chant des oiseaux rythme ma balade... Je regarde autour de moi, que des champs, à perte de vue... Je me retourne, regarde derrière moi et là, un croisement... Je ne me souviens absolument pas l'avoir vu en avançant, ce qui me rend perplexe... Je m'avance donc prudemment, et deux silhouettes apparaissent, une sur chaque chemin, je plisse les yeux, j'ai du mal à distinguer les visages... 
Et puis j'entends leur voix, chacune d'elle me dit: "Reviens" en écho, l'une... puis l'autre... l'une... puis l'autre... Et c'est à ce moment-là que je les reconnais...
Pas besoin de préciser que l'une est mon ex, mon premier amour... L'autre, mon inconnue d'Internet, plus si inconnue que ça... Mais avec qui ça se complique pour le moment...
 Et là, je tombe à genoux, violemment (je peux presque encore sentir physiquement la douleur du choc de l'impact avec le sol au moment du réveil), je pleure à chaude larmes, prise de spasmes... Et je lève les yeux au ciel en demandant qu'un troisième chemin s'ouvre devant moi, je ne veux pas faire un choix... 
Je me dis alors que je n'ai qu'à me relever, me retourner et partir vers ces champs infinis mais au moment où je tourne la tête, les champs sont en feu, le ciel devient rouge sang et le crépitement des flammes est assourdissant...

Et je me réveille parce que mon GSM vibre sur la table...

Voilà, deux nuits déjà que je fais ce même rêve... J'aimerais que ça cesse...